Ryad accuse les Houthis du Yémen d'avoir attaqué La Mecque

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Ryad accuse les Houthis du Yémen d'avoir attaqué La Mecque.

Ryad (AFP) - La coalition militaire menée par l'Arabie saoudite a accusé mercredi les Houthis du Yémen d'avoir mené une attaque de drone contre la ville sainte de La Mecque, ce que ces rebelles pro-iraniens ont démenti.

Mardi, la défense aérienne saoudienne a détruit "un drone hostile lancé par la milice terroriste houthie avant qu'il n'entre dans l'espace aérien interdit de la sainte capitale" de l'islam, a écrit la coalition dans un communiqué, soulignant que l'interception avait eu lieu au sud de la ville.

"La sécurité des deux saintes mosquées et de leurs visiteurs constitue une ligne rouge", a averti la coalition.

L'Organisation de la coopération islamique (OCI) a immédiatement condamné des "attaques odieuses" qui "profanent la sacralité des lieux saints et des mosquées, et heurtent les sentiments des musulmans à travers le monde".

Les rebelles Houthis, qui ont multiplié depuis début septembre les attaques contre l'Arabie saoudite, alliée des autorités yéménites, ont démenti avoir ciblé la ville sainte, dénonçant "un mensonge éculé" selon un de leurs responsables, Hazm al-Assad, sur X.

Les autorités saoudiennes avaient émis mardi matin une alerte aérienne pour La Mecque, une première concernant cette ville sainte qui accueille des millions de pèlerins chaque année.

L'ambassade des Etats-Unis en Arabie saoudite a conseillé mercredi aux ressortissants américains de reconsidérer tout voyage en Arabie saoudite, et de ne se rendre sous aucun prétexte près de la frontière avec le Yémen.

Proches alliés de l'Iran et appartenant à une branche du chiisme, les Houthis ont a pris la semaine dernière le contrôle du littoral yéménite qui borde la mer Rouge et contrôle le détroit de Babel-Mandeb, contribuant à la flambée des cours du pétrole qui pèse sur l'économie mondiale.

Ce passage reliant l'Europe à l'Asie via la mer Rouge et le canal de Suez, déjà très emprunté avant la guerre au Moyen-Orient, est devenu encore plus important pour l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, depuis que l'Iran verrouille le détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule arabique.

Sa fermeture serait "catastrophique", a admis mardi le ministère qatari des Affaires étrangères.

"Le monde souffre suffisamment de la fermeture du détroit d'Ormuz", par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, "on ne peut donc pas se permettre d'ajouter Bab el-Mandeb à cette équation", a déclaré un responsable du ministère, Ibrahim al-Hashmi.

This article was published Wednesday, 16 September, 2026 by AFP (385 words)
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Une image diffusée le 15 septembre par les Houthis montre des véhicules militaires qu'ils disent avoir attaqué à al-Jawf, au Yémen - - (AFP)

Une image diffusée le 15 septembre par les Houthis montre des véhicules militaires qu'ils disent avoir attaqué à al-Jawf, au Yémen - - (AFP)


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