La France accueille un sommet à Paris pour concrétiser la relance du nucléaire

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La France accueille un sommet à Paris pour concrétiser la relance du nucléaire.

Paris (AFP) - Emmanuel Macron ouvre mardi à Paris le deuxième sommet nucléaire pour tenter de concrétiser la relance de lélectricité dorigine atomique, au moment la guerre au Moyen-Orient souligne la fragilité des économies dépendantes des énergies fossiles.

Organisé par la France, une des principales puissances nucléaires civile du monde (57 réacteurs), le sommet devrait réunir une quarantaine de pays et des organisations internationales, dont des représentants des Etats-Unis et de la Chine - principaux acteurs historiques du secteur, des Etats européens et des pays membres du G7.

Mais sans la Russie, autre géant du secteur, en raison de la guerre en Ukraine

Après une première édition à Bruxelles en 2024, ce sommet en partenariat avec lAgence internationale de lénergie atomique (AIEA) pour "une énergie sûre et accessible à tous", s'ouvre dans un calendrier particulier en cette année 2026 marquée par le 15e anniversaire de l'accident de Fukushima (Japon) et le 40e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine).

Tombé en disgrâce après l'accident de la centrale japonaise en 2011, le secteur connaît un regain d'intérêt dans le monde, porté par les enjeux de souveraineté énergétique, la nécessité de décarboner l'énergie pour lutter contre le changement climatique et l'essor de l'intelligence artificielle, très vorace en électricité.

Aujourd'hui, le nucléaire représente 10% de l'électricité produite dans le monde, avec 450 réacteurs, dans une trentaine de pays.

Mais "une quarantaine d'(autres) pays ont manifesté un intérêt ferme" depuis quelques années, a indiqué lundi Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à quelques journalistes, en citant l'Afrique du Sud et l'Argentine.

Comme en 2022, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la crise au Moyen-Orient vient rappeler la vulnérabilité des pays dépendants aux importations d'énergies fossiles, entre risques d'approvisionnement et volatilité des marchés, mettant en lumière l'importance des énergies décarbonées souveraines.

"Il est dans lintérêt des pays européens, pour leur sécurité énergétique et pour leur souveraineté, de développer davantage leurs énergies renouvelablessolaire, éolienne et autreset dopérer un retour en force de lénergie nucléaire", a souligné en ce sens Fatih Birol, le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

"Le contexte géopolitique mondial et les tensions géoéconomiques croissantes, comme lillustrent encore les événements en cours au Moyen-Orient, nous poussent à revoir nos modèles énergétiques, qui doivent être en mesure de combiner décarbonation, emplois et souveraineté énergétique", fait valoir le président français dans le dossier de présentation du sommet.

Mais pour l'ONG antinucléaire, Greenpeace, le nucléaire nest "pas la solution pour sortir au plus vite des énergies fossiles, contrairement aux énergies renouvelables et aux économies dénergie".

L'objectif du sommet est donc d'"identifier les mesures pratiques nécessaires à mettre en oeuvre et établir une feuille de route concrète vers 2050". 

Paris espère voir émerger "une nouvelle dynamique" dans la continuité de la déclaration de la COP28 à Dubaï visant à tripler les capacités nucléaires installées à horizon 2050. Une trentaine de pays y ont souscrit et la France souhaite voir de nouveaux Etats endosser cette feuille de route.

This article was published Tuesday, 10 March, 2026 by AFP (502 words)
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La centrale nucléaire de Cattenom à Hettange-Grande, dans le nord-est de la France, le 7 janvier 2026 - Joe Klamar (AFP)

La centrale nucléaire de Cattenom à Hettange-Grande, dans le nord-est de la France, le 7 janvier 2026 - Joe Klamar (AFP)


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