Des vidéos de drones relancent le débat sur le tourisme dans les favelas de Rio

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Des vidéos de drones relancent le débat sur le tourisme dans les favelas de Rio.

(AFP) - Sur le toit-terrasse d'une maison de Rocinha, plus grande favela de Rio de Janeiro, des touristes attendent qu'un drone les filme en gros plan avant de s'éloigner pour montrer le paysage iconique de la mégapole brésilienne.

Ce genre de vidéo pour 150 réais (environ 25 euros) cartonne sur les réseaux sociaux. Le succès est tel qu'il faut parfois faire deux heures de queue.

Publiées en ligne, elles suscitent un certain malaise, leur détracteurs fustigeant une romantisation de la pauvreté dans ces quartiers vivant sous le joug de narcotrafiquants.

Un argument balayé par Renan Monteiro, 42 ans, fondateur de l'agence de tourisme Na Favela Turismo. "On ne romantise pas la pauvreté (...) on veut battre en brèches les préjugés", dit-il à l'AFP.

"Le principal objectif, c'est de montrer le côté positif de Rocinha", le quartier où il a grandi et où vivent plus de 70.000 habitants.

Avant le tournage, les touristes participent à une visite guidée qui leur montre le quotidien de la favela. 

Ils arpentent les ruelles étroites et pentues, croisent les habitants qui vaquent à leurs occupations ou ramènent leurs enfants de l'école.

Pour Renan Monteiro, ce genre de tourisme est largement préférable aux "safaris" organisés par le passé dans sa favela, avec des visites à bord de jeeps décapotables.

Mais les visites à Rocinha ont été brutalement interrompues 2017, quand une femme espagnole a été tuée lors d'une fusillade entre policiers et narcotrafiquants.

Quand les touristes ont recommencé à affluer, Renan Monteiro a élaboré avec des leaders communautaires des circuits sûrs pour éviter que les touristes ne "flânent là où ils ne faut pas".

Il a également créé une application pour suivre la localisation des guides et gérer le flux de touristes. 

En cas de raid policier, les guides communiquent entre eux à travers l'application pour annuler les visites.

Son entreprise a formé 300 guides issus de la favela et une dizaine de pilotes de drones. Les propriétaires de 26 habitations dont les toits ou terrasses sont utilisés pour les prises de vue sont également rémunérés.

"Ça m'a changé la vie (...) ce serait bien que d'autres gens de la favela aient ce genre d'opportunité", dit Pedro Lucas, pilote de drone de 19 ans.

This article was published Thursday, 12 March, 2026 by AFP (369 words)
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Une touriste se fait filmer par un drone sur le toit d'une maison dans la favela de Rocinha, à Rio de Janeiro, au Brésil, le 5 mars 2026 - Pablo PORCIUNCULA (AFP)

Une touriste se fait filmer par un drone sur le toit d'une maison dans la favela de Rocinha, à Rio de Janeiro, au Brésil, le 5 mars 2026 - Pablo PORCIUNCULA (AFP)


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